|
|
|||||
|
|
|||||
|
140
|
REGISTRES DU BUREAU
|
■ [i56a]
|
|||
|
|
|||||
|
esté enjoinct plusieurs foys, suivant l'ordonnance, se trouver pour le service en l'Hostel de lad. Ville, entre sept ct huict jusques à onze heures et à deux heures de relevée jusques à six heures, avons lesd. Mahiet
|
et Lasnier, deffaillans à leurs services, condempnez chascun à quarante solz d'amende.
Faict le xxve jour de Septembre v° lxii.
|
||||
|
|
|||||
|
CGXXIV. ----- [ESLECTION EN l'eSTAT DE CAPPITAINE.]
3o septembre 1562. (Z 6826, fol. 8 r°.)
|
|||||
|
|
|||||
|
Du mercredi, dernier Septembre mil v° lxii.
Au jour d'huy, dernier jour de Septembre mil vc lxii, veue l'eslection faicte par les habitans de la Dixaine de Pierre Ricouart, au quartier de Guillaume Guerrier, de la personne de Richard Gouymier, demeurant à Paris, cy devant lieutenant du feu cappi-
|
taine Compans, en l'estat et charge de cappitaine, et après avoir esté deuement informez et certifiiez des sens, suffisance, bonne vye et honeste conversation de la personne dud. Goumier, luy avons faict faire le serment de lad. charge de cappitaine en tel cas acoustumé.
|
||||
|
|
|||||
|
CCXXV. — [Eschevins mandez en la Court de Parlement
POUR L'ARREST DONNÉ CONTRE LES VACCABONS.] 1" octobre i56a. (Z 6826, fol. 8 v°.)
|
|||||
|
|
|||||
|
Du jeudi, premier jour d'Octobre vc lxii.
Au jour d'uy, suyvant l'avis du jour d'hier, Mess" Marcel et L'Advocat, Eschevins, sont allez vers monsr le procureur general du Roy pour entendre de luy ce qui luy plairoitdire à la compaignée qu'il avoit dès led. jour mandé, lequel sr procureur general, après ce que lesd. Eschevins ont fait leur excuses de ce que ne peurent venir dès le jour d'hier pour avoir esté empeschez avec irions' le mareschal de Brissac pour les affaires de cestedicle Ville, a dit led. sr procureur qu'il les avoit mandez pour leur faire entendre que sur l'arrest de la Court, lequel avoit esté donné par cy devant contre les vaccabons et autres personnes estans de retour deBourges, Poictiers, Tours, Meaulx et autres places qui ont esté rebelles au Roy'1', leur avoit esté fait entendre à la Court au Conseil privé dud. Sr qu'ilz avoient advisé que, estans les choses en l'hestat qu'elles sont maintenant, estoit besoing adjouster aud. arrest quelques motz monstrez par escript par led. sr procureur ausd.
|
Eschevins, et que la Court avoit advisé d'en communiquer ung mot au Bureau de la Ville, sans toutesfoys faire assemblée ne en communiquer sinon aud. Bureau, affin qu'il ne semblast que lesd, seigneurs de la Court ne feissent motifz de donner quelque empeschement à ce que le Conseil du Roy trouvoit bon, et après que monsr le procureur et monsr l'advocat Boucherat ont mené lesd. Marcel et L'Advocat à la Chambre ordonnée pour le temps de Vaccations, et là leur a esté demandé par monsr le president Baillet que c'est qu'ilz demandoient à la Court, leur a esté respondu par lesd. Eschevins qu'ilz venoient au mandement de monsrle procureur general du Roy, leur faisant excuse qu'ilz ne povoient venir dès hier, et qu'ilz luy avoient dit, comme encores ilz offroient à la Court, que ce qui leur plaira dire, ilz le diront à mons1, le Prevost des Marchans et la compaignée, lequel president leur a dit qu'ilz se retirassent, ce qu'ilz ont faict. Et tost apprès ont esté rappeliez, et leur a esté prononcé, que sur
|
||||
|
|
|||||
|
O D'après les Mémoires du prince de Condé (coll. Michaud, 1" série, t. VI, p. 690), fut rendu le 6 septembre en la Chambre des Vacations un arret "portant permission aux capitaines de Paris de constituer prisonniers ccux qui sont revenus de Poictiers, Bourges et autres lieux rebelles au Roy, ensemble ceux ausquels a esté faict commandement de vuider la ville de Paris, encores qu'ilz aient faict profession de leur foys. La date du 6 septembre n'est pas admissible, lo 6 tombant un dimanche; l'arrêt en question dont il n'existe aucune trace dans le registre du Conseil, fut prononcé le 16 septembre et devait se trouver au Criminel, qui offre une lacune pout cette période. Le Journal de l'année 156a (Revue rétrospective, 1" série, t. V, p. 193) dit en effet que, tt le xv!" jour de septembre, fut crié publiquement à Paris que tous huguenots suspects eussent à sortir et s'en aller de la Viile, jusques à ce que le Roi eut recouvré ses villes que lesd..huguenots lui avoient occupées». Le io septembre, lo maréchal de Brissac, accompagné de plusieurs personnages ainsique des Prévôt des Marchands et Echevins, s'était présenté devant le Parlement, où lui avait été remontré au nom de la Coulet l'inconvénient qui pouvoit avenir en ceste Ville par le faict de ceulx de Meaulx tenans la nouvelle oppinion.-, en le priant d'y aviser avec son Conseil ou d'en écrire au Roi. (Archives nationales, Parlement de Paris, X1" i6o3, fol. 411 r°.)
|
|||||
|
|
|||||